François Rebsamen à Brignoles: « Pour rendre le parti audible »

Publié le par Désirs d'avenir 83

Le 31 octobre dernier, Brignoles accueillait le grand débat contradictoire des motions au niveau fédéral, François Rebsamen, Sénateur-Maire de Dijon, numéro deux du Parti Socialiste et directeur de campagne de Ségolène Royal lors des dernières élections présidentielles, est venu défendre la motion E. « Nous n’avons pas été capables de débattre de la défaite d’avril 2007. Nous nous retrouvons, seize mois plus tard, dans un congrès plein de non-dits. Nous ne pouvons pas faire l’économie d’un débat sur le score aux présidentielles de 1995, 2002 ou 2007. Il nous faut ensuite avancer avec une stratégie pour agir et changer la vie des Français. » Pour lui, les propositions de la dernière présidentielle « nous rassemblent, nous pensons la même chose, mais les méthodes archaïques nous divisent. Il faut un parti socialiste uni, surtout au niveau des dirigeants. Un parti socialiste rénové, avec des militants pour le changement et un congrès utile et serein pour rendre le parti audible auprès des Français. »

Une équipe nouvelle pour un parti de masse
Et le maire de Dijon d’indiquer : « nous présentons une équipe nouvelle avec des jeunes, mais aussi des personnes d’expérience, des gens qui ont envie d’écrire une nouvelle page du parti socialiste. Il s’agit de changer profondément la nature du parti pour qu’il soit un parti de masse, démocratique, d’élus. Il est important que les dirigeants respectent les choix des militants. Que le prix de l’adhésion ne soit pas un obstacle. Le parti socialiste doit être populaire, en phase avec la société et respecté. Et qu’il accueille tous ceux qui, au niveau local, veulent être avec nous. Nous prônons un rassemblement large. Une fois la Gauche unie sur des idées précises, alors nous pourrons nous tourner vers les démocrates anti-Sarkozy qui veulent se battre contre la Droite. C’est la grande leçon de François Mitterrand, en 1981, après la grande poussée populaire de 1974, il n’a pas hésité à appeler Jean-Pierre Soisson, par exemple. Pour autant, je réfute le procès que l’on nous fait par rapport au Modem. N’oublions pas que c’est Michel Rocard, aujourd’hui dans la motion A, qui prônait une alliance avec François Bayrou dès le premier tour des présidentielles et qui dit aujourd’hui qu’il quittera le PS si Ségolène Royal arrive en tête. »

Et de conclure : « Un grand parti socialiste, c’est celui qui met toujours en conformité ses paroles et ses actes. Ce sont les militants qui choisiront, le 6 novembre, le projet le plus porteur d’avenir. »
. Inutile de préciser que nous pensons plus que jamais que c’est celui de la Motion E qui a cette ultime qualité !


Publié dans Congrès du PS 2008

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